Journal of Accounting and Management Information Systems (JAMIS)


Concepts de maintien du capital

16/2006 ,   p106..117

Author(s):  
Iulia JIANU


Keywords:   capital financier, capital physique, evaluation, r├ęsultat

Abstract:  
Fréquemment on parle sur l’évaluation sans amener la conversation sur les concepts de conservation du capital qui sont la base de la comptabilité. Dans la littérature de spécialité de notre pays on a écrit très peu sur les concepts de conservation du capital, sans essayer de montrer comment chaque base d’évaluation influence le résultat en fonction du capital que les utilisateurs désirent maintenir. L’objectif suivi dans cet article est de montrer quel est l’impact sur le compte de résultat et sur le bilan de la conservation du capital financier en unités monétaires nominales, en unités pouvoir d’achat constant et de la conservation du capital physique. Nous analyserons le concept concernant la conservation du capital financier ayant comme support trois bases d’évaluation: coût historique, coût actuel, valeur réalisable. L’analyse du concept de la conservation du capital financier se fait en comparaison avec les avantages de la conservation du capital physique, que nous considérons le seul concept qui permet la représentation fidèle de la performance financière de l’entreprise. Ayant à la base cette comparaison nous, analysons les erreurs en temps et en évaluation qui apparaissent utilisant chaque base d’évaluation évoquée au dessus. L’utilisation du coût historique et du coût actuel, comme base d’évaluation pour les éléments des états financiers, génère des erreurs en temps et en évaluation. Analysé par l’intermédiaire de la conservation du capital physique, le résultat en coût historique n’est pas pertinent dans une économie inflationniste parce qu’il considère l’augmentation des prix comme profit. Le résultat en coût actuel n’est pas pertinent pour le compte de résultats parce que les charges des marchandises vendues sont évaluées au coût actuel du moment de vente et pas au coût actuel du moment de l’acquisition du même stock vendu. La valeur réalisable ne génère pas des erreurs en temps parce qu’elle inclut en période courante tous les résultats et gains qui appartient à cette période, et exclut de la période courante les résultats et gains afférents aux périodes futures. Les erreurs en évaluation se maintiennent si on ne prend pas en considération l’augmentation générale des prix. Analysée en comparaison avec la conservation du capital physique, la valeur réalisable est pertinente seulement pour le bilan parce que les éléments sont évalués en valeurs actuelles à la fin de l’exercice financier. Si l’entreprise désire maintenir le capital financier en unités pouvoir d’achat constant, alors les erreurs en évaluation seront éliminés. Si la base d’évaluation est la valeur réalisable, il n’existeront ni erreurs en temps. A la fin de l’exercice financier, si l’entreprise désire maintenir le capital physique, elle doit évaluer tant le stock de marchandises que le coût des marchandises vendues au coût actuel de la fin de l’exercice financier. Et pour nous soutenir cette idée, nous présentons un modèle propre de reconnaissance qui permet la conservation du capital physique.


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